Prime irrégulière : responsabilité de l’ordonnateur pour faute grave

Par CharIes Quansah

Publié le

Le maintien d’une prime irrégulière, même héritée d’une pratique antérieure et politiquement soutenue, peut caractériser une faute grave de gestion si l’ordonnateur persiste à la verser malgré des alertes explicites. 

Par un arrêt du 6 février 2026, la Cour des comptes condamne l’ordonnateur à une amende de 1 000 euros pour avoir mandaté, de novembre 2019 à novembre 2021, le versement d’une prime dépourvue de fondement légal. En l’espèce, l’École des beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire, constituée en établissement public de coopération culturelle (EPCC) à caractère administratif à compter de 2010, avait maintenu au profit de ses agents une « prime de service public » auparavant versée au personnel municipal. Ce maintien avait été acté par des délibérations internes, dans le prolongement d’un protocole d…
Pour lire la suite du contenu, testez gratuitement pendant 15 jours
Déjà abonné ?
Pour acceder à ces contenus, merci de vous connecter.